Message de l'Association des Opticiens du Canada

A message from the Opticians Association of Canada

L’Association des Opticiens du Canada VRS COVID 19

Mise à jour juin 2020

Restez sain, Restez sauf ; voilà la nouvelle formule de tous les aurevoirs ici au Canada. Nous respectons un confinement total depuis le 19 mars ; seuls les services essentiels sont autorisés à fonctionner, et encore seulement dans le cadre de stricts protocoles de sécurité. Il n’y a eu aucun grand rassemblement, car tous les événements ont été annulés au moins jusqu’en septembre – ce qui risque d’être prolongé. Les Canadiens ont joué leur rôle en suivant les conseils de santé et les directives du gouvernement dans la lutte pour contenir cette pandémie.

Les opticiens ont dû faire face à leurs propres défis, en plus des obligations communautaires. Lorsque le gouvernement a donné ses premières directives, les opticiens n’étaient pas certains de leur statut. Les opticiens sont-ils considérés comme un service essentiel ? Certains indépendants ont fermé, tandis que certaines chaînes sont restées ouvertes. Les opticiens recevaient des directives de toute part : des entreprises, des associations, des professionnels de la santé et des médias.. une véritable surcharge d’informations. Dans le déluge, les opticiens ont dû décider eux-mêmes de quelle façon il fallait agir. Les organismes de réglementation et les régulateurs du secteur publiaient également l’ordre de n’offrir que les services essentiels ou d’urgence. La publication et republication de cette vague d’informations a commencé à provoquer de sérieuses frictions et une certaine confusion sur les lieux de travail. Les téléphones ont commencé à sonner et les courriels ont afflué ici à l’AOC : l’équipe travaillait désormais à domicile, les appels ont été redirigés, et des bureaux à domicile ont été mis en place immédiatement. Les opticiens voulaient une réponse à la simple question : “Dois-je me rendre au travail ?”

La réponse était plutôt simple : “NON”. Mais cette réponse était incomplète, et entrainait beaucoup de questions supplémentaires.

“Comment serai-je rémunéré ?”

“Vais-je perdre mon emploi ?”

“Serai-je soumis à une quelconque discipline de la part de l’autorité de régulation ?”

Les opticiens sont formés à faire confiance à leur jugement professionnel dans de nombreuses circonstances. Ils n’ont aucune difficulté à recommander un produit ou un plan de vision qu’ils estiment être le meilleur pour le patient ; il se servent de ce jugement au quotidien. C’est en fait ce qu’il y a de mieux dans notre boîte à outils pour donner au client la meilleure expérience possible. Le jugement professionnel nécessaire pour cette décision, cependant, pourrait être dommageable sur le plan personnel, avec des effets durables sur la carrière et la stabilité financière d’une personne ou sur sa santé et celle de sa famille. Tout cela devait être pris en considération avant que le “jugement professionnel” puisse être utilisé.

L’AOC, déterminé à répondre aux besoins de nos membres, a choisi d’organiser des réunions virtuelles et de communiquer aux opticiens par le moyen de tous nos réseaux que nous comprenions le dilemme, et que nous étions convaincus qu’ils prendraient les bonnes décisions. Les services essentiels doivent être décidés par chaque opticien. Quel est le moyen le plus sûr d’offrir ses services en cas de besoin ? Faut-il communiquer sur sa porte d’entrée les contacts de l’opticien ? Nous avons la chance d’exercer dans un environnement très positif au Canada. Les dispensaires de toutes tailles ont bénéficié des conseils de nombreuses sources. La troisième semaine a vu la plupart des opticiens s’installer dans une situation de pratique sécurisé. Nous n’étions disponibles que là où c’était nécessaire. Au détriment de nos affaires et de notre vie personnelle, les opticiens avaient exercé leur jugement professionnel et nous étions à l’aise avec leurs actions. L’Association des Opticiens du Canada a été très impressionnée par nos opticiens et leur sacrifice pour contrôler cette pandémie. Nous avons un respect absolu pour chacun d’entre eux.

Pour ce qui est de l’avenir, notre pays est vaste sur le plan géographique et certaines provinces sont déjà ouvertes à nouveau, en particulier dans l’Ouest : en Colombie-Britannique, en Alberta, au Saskatchewan et au Manitoba. Dans l’est, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ont ouvert leurs portes, tandis que la Nouvelle-Écosse est en bonne voie pour cette semaine. Terre-Neuve reste fermée et les deux grands épicentres sont l’Ontario, où la décision a été prise de procéder plus lentement, et le Québec, où l’on a choisi d’ouvrir seulement les régions avec peu ou pas de dossiers actifs.

Le Canada sera de nouveau sur la bonne voie, mais l’année 2020 restera dans les mémoires comme une année tragique. Dans le monde associatif, nous sommes incertains des effets durables de cette pandémie sur nos membres et sur les événements en personne. Nous gardons l’espoir que nos membres voient la valeur de l’AOC et du dévouement de l’équipe déterminée à fournir tous les services sur lesquels les opticiens ont appris à compter. L’organisation a réussi à se réinventer pour offrir des formations en ligne et le développement professionnel à la demande par le biais de notre bibliothèque en ligne.

Restez sain, restez sauf

Robert Dalton

Directeur de l’Association des Opticiens du Canada

Topics: Pleins feux sur le pays, Nouvelles optiques