Les optométristes de l’Ontario s’insurgent contre le sous-financement

Ontario’s optometrists take a stand against underfunding

L’Association des Optométristes de l’Ontario (l’OAO) encourage actuellement ses membres à s’opposer directement au sous-financement de l’état en refusant de recevoir leurs patients en dehors de leurs examens réguliers, redirigeant toute urgence optique vers les hôpitaux et les médecins de famille.

Le président de l’OAO, Docteur Sheldon Salaba, a déclaré que l’association avait nul autre choix que d’engager cette action, affirmant que des décennies de sous-financement par la province avaient conduit les optométristes à payer ces services “de leur poche”, jusqu’au risque de voir la fermeture de certains cabinets.

Selon le Dr Salaba, 43 % des patients étaient renvoyés aux urgences, tandis que la plupart des autres étaient envoyés chez des médecins. En conséquence, cette action a soulevé des problèmes d’exposition potentielle des patients au virus COVID-19, obligeant les patients souffrant de problèmes oculaires à attendre parfois des heures avant d’être vus, alors que le personnel médical traitait les patients ayant des problèmes plus urgents.

Le litige, qui oppose les optométristes au ministère de la santé de la province, découle d’un désaccord sur la manière dont les optométristes devraient être indemnisés pour avoir vu des patients couverts par le régime d’assurance maladie de l’Ontario (OHIP). Selon les optométristes, ils perdent de l’argent sur chaque patient couvert par l’OHIP, c’est-à-dire les personnes de moins de 20 ans, de plus de 65 ans ou qui ont une condition médicale particulière.

L’association défend qu’il coûte au moins 80 dollars canadiens pour voir un patient, alors que l’OHIP ne rembourse, en moyenne, que 44 dollars canadiens par visite. Selon cette logique, les optométristes subventionnent la province à hauteur de 173 millions de dollars canadiens par an, sans pour autant avoir vu leur rémunération augmenter au cours des 30 dernières années. Le ministère de la santé n’est pas d’accord, arguant que les paiements pour les services d’optométrie assurés par l’OHIP ont augmenté à mesure que le nombre de patients augmentait.

Topic: Nouvelles optiques