Finaliste pour le prix international d'opticien de l'année : Andrew Keirl

International Optician of the Year Award finalist:  Andrew Keirl

Le prix annuel IOA / Silmo d’opticien de l’année vient récompenser l’importance des opticiens dans le secteur de l’optique et leur rôle dans la sélection des produits les mieux adaptés à leurs clients. Poursuivez votre lecture pour découvrir les opticiens sélectionnés pour cette prestigieuse récompense.

Andrew Keirl est un opticien du Royaume-Uni. Il débute dans le monde de l’optique en 1979 en tant qu’étudiant de Dollond & Aitchison, suite à son intérêt pour la science et à sa volonté de travailler avec les autres. À propos de sa formation au City College de Londres, il déclare « J’ai eu la chance de suivre les cours de Mo Jalie, David Gully, David Pipe et Jo Underwood. À cette époque, je n’avais pas idée que leurs enseignements et leur enthousiasme auraient une telle importance pour moi pendant toutes ces années. »

En 1984, Andrew est nommé responsable de formation pour le Groupe Dollond & Aitchision, basé à Birmingham. « Je commençais déjà à réaliser que la profession d’opticien serait source de développement personnel et m’offrirait l’opportunité d’inspirer et d’aider les autres membres de la profession », déclare-t-il.

Pendant cette période, Andrew a donné de nombreux cours à des étudiants de Singapour, de Malaisie et du Kenya qui préparaient leur examen de l’Association of British Dispensing Opticians. « J’ai été époustouflé par l’enthousiasme et le dévouement de ces étudiants qui travaillaient pendant des heures, dans des conditions souvent difficiles, dans le but d’être le meilleur possible dans leur métier de prédilection. »

En 1989, Andrew est invité à rejoindre l’Anglia Higher Education College (aujourd’hui l’Anglia Ruskin University) de Cambridge pour créer et développer des cours d’ophtalmologie en créant un département au sein de la Faculté des Sciences appliquées. « Créer de toute pièce un nouveau département sans cadre pré-existant, sans agenda, sans personnel et sans équipement est une opportunité unique. Le corps professionnel et le secteur optique dans son ensemble ont soutenu mes idées, car je voulais combiner les aspects académiques essentiels de l’optique avec les compétences en vente, en commerce et en communication nécessaire pour garantir la réussite d’un jeune opticien. »

Le premier groupe d’étudiants à avoir suivi ce programme national a obtenu 100 pour cent de réussite à l’examen de qualification finale de l’ABDO, un record aujourd’hui encore inégalé. Grâce à l’enthousiasme et aux efforts d’Andrew, ce nouveau département n’a cessé de se développer et d’obtenir le soutien des principaux employeurs du secteur britannique de l’optique et de l’industrie dans son ensemble.

Andrew s’est ensuite penché sur un programme à temps plein pour les futurs opticiens. Des formations à temps plein étant déjà proposées dans trois autres centres, nous avons dû nous montrer créatifs et novateurs pour proposer une alternative attractive aussi bien pour les étudiants que pour les employeurs. En 1995, il lance le tout premier programme Honours Degree pour opticiens, un baccalauréat universitaire en sciences (BSc Hons) en gestion optique. Fondamentalement, une formation mêlant optique et capacité à gérer une petite entreprise. Un programme de premier cycle a également vu le jour et, pendant ses quatre dernières années à l’Anglia Ruskin University, Andrew a pris part à ce programme d’optométrie en tant qu’étudiant à temps partiel, tout en gardant ses rôles de direction et de formation à temps plein.

« Je suis alors parti du principe qu’en comprenant et en maitrisant tous les aspects de la pratique optique, je pourrai mieux promouvoir l’importance du métier d’opticien. » Lors des examens de qualification professionnelle, Andrew a obtenu les meilleures notes en technique d’investigation ainsi que la meilleure moyenne générale pour les opticiens.

Il tient maintenant son propre magasin d’optique indépendant. « Après plus de 40 ans, je suis toujours passionné par le matériel et les soins optiques de qualité, et toujours fier d’être un opticien indépendant. » Andrew propose des services multidisciplinaires avec des consultations pour les patients atteints d’un glaucome stabilisé, pour les patients en post opération de la cataracte, ou des services de traitement des problèmes oculaires mineurs.

« Ce qui nous anime, c’est de proposer à nos clients du matériel de qualité et de mêler les derniers produits aux dernières technologies pour leur fournir des lunettes qui répondent à tous les besoins et à toutes leurs attentes. Nous sommes tout particulièrement spécialisés dans les verres progressifs, et saisissons toutes les opportunités qui nous sont offertes d’aider les patients qui ont du mal à s’y adapter. Nous nous sommes également spécialisés dans le matériel adapté aux hobbies ou occupations de nos patients. Les verres progressifs d’intérieur semblent par exemple pleins de promesses. Pour résoudre pleinement les problèmes d’un patient, nous devons sortir des sentiers battus et proposer des verres double foyer avec des segments à la forme ou à la taille inhabituelle, avec des segments supérieurs, deux segments, des segments séparés ou collés, ainsi que des verres triple foyer. Pour moi, la clé de la réussite en ce qui concerne la résolution des problèmes, c’est la communication. Il est impossible de fournir une solution appropriée si vous ne comprenez pas entièrement les besoins et les envies de votre client. »

Pour Andrew, l’optique est un secteur en permanente évolution, dans lequel on arrête jamais d’apprendre de nouvelles choses. « Ma passion pour l’enseignement est devenue ma marque de fabrique et un argument commercial unique. Au fil des ans, j’ai souvent eu l’honneur d’œuvrer au développement de mes collègues en proposant des formations continues et des services de perfectionnement. »

Andrew a rédigé, pour des journaux spécialisés, plus de 50 articles de formation continue sur divers sujets, et a également contribué à la rédaction des manuels Supervision in Practice (DLL) et Paediatric Optometry (Butterworth-Heinemann). Sa publication Clinical Optics and Refraction: A Guide for Optometrists, Dispensing Opticians and Contact Lens Opticians (Elsevier) a récemment été traduite en mandarin. Andrew travaille actuellement en tant que consultant pour une grande entreprise de fabrication de verre ophtalmologique, sur la rédaction d’un nouveau manuel adressé aux praticiens européens.

Andrew est également expert judiciaire pour le General Optical Council et a fourni des rapports médico-légaux pour la Medical Defence Union. Cette année, Andrew a reçu un statut de membre à vie de l’Association of British Dispensing Opticians, la plus haute distinction accordée par l’organisation professionnelle britannique des opticiens.

« À y regarder de plus près, la profession d’opticien a toujours été une affaire humaine, qu’il s’agisse de mes mentors, de mes étudiants, de mon personnel ou de mes patients. J’aime à penser que j’ai toujours fait tout mon possible pour les autres. J’ai toujours aidé mes étudiants à faire face aux embuches, et cherché des manières de faire assimiler à tous chaque aspect de notre profession, tout en les poussant à donner le meilleur d’eux-mêmes. Aujourd’hui, quand je rencontre mes anciens élèves, c’est un plaisir de constater qu’ils gardent toujours un bon souvenir de mes cours. Mais parfois mon travail consiste simplement à me faire accoster par un patient qui a cassé ses lunettes alors que je suis en train de faire mes courses, ou d’ajuster des lunettes pour une personne alitée et solitaire. Car même quand nous ne travaillons pas, nous sommes des représentants de notre profession. On oublie parfois l’impact des nouveaux designs de verre et des dernières technologies. Je n’oublierais jamais les larmes de joie d’une jeune patiente en découvrant ses nouvelles lunettes, elle qui avait toujours eu à porter des « culs-de-bouteille » et ne supportait pas les lentilles. En rentrant chez elle, elle s’est essayée pour la première fois au maquillage. Et ainsi, bien que l’impact et la portée de notre travail puisse être sous-estimés, nous devons militer pour notre propre profession, et faire savoir à quel point elle peut changer la vie des gens. Pour moi, il s’agit de ce qui définit avant tout notre métier. »

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